Plusieurs pays ont pourtant refusé de considérer les massacres arméniens comme un génocide. Sans remettre en cause l'atrocité ou l'ampleur des faits, ces pays ne considèrent pas qu'ils répondent à la définition d'un génocide. C'est par exemple le cas du Royaume-Uni et de l'État d'Israël. Les partisans de la reconnaissance considèrent que les pays la refusant cherchent uniquement à préserver de bonnes relations avec la Turquie. Les opposants considèrent que les pays ayant reconnu le génocide ont cédé à la pression d'influentes communautés arméniennes. La majorité des États-Unis l'ont reconnu mais pas au fédéral.
L'État turc et quelques historiens très minoritaires (Bernard Lewis, Pierre Nora, Gilles Veinstein), ont développé des études niant le génocide arménien. Cependant, l'Association internationale des historiens spécialisés dans l'étude des génocides (International Association of Genocide Scholars), représentant la majorité des historiens européens et d'Amérique du Nord, a publié une lettre ouverte adressée au premier ministre turc le 13 juin 2005 afin de lui rappeler que ce n'était pas seulement la communauté arménienne, mais des centaines d'historiens, de nationalités différentes, indépendants de tout gouvernement, qui avaient étudié et établi la réalité du génocide arménien (la lettre ouverte).
« [...] nier la réalité factuelle et morale du génocide arménien relève non pas de l'étude historique mais d'une propagande destinée à affranchir les coupables de leurs responsabilités, en accusant les victimes, et en effaçant la signification morale de leurs crimes. »
L'idée d'un mémorial est venue en 1965, à l'occasion du 50e anniversaire du génocide. Au centre, avec une profondeur de 1.5 mètres, il y a une flamme éternelle. Le long du parc du mémorial, il y a un mur de 100 mètres avec les noms des villes et villages où il y a eu des massacres. Chaque 24 avril (Congé de la commémoration du génocide arménien), des centaines de milliers de gens marchent au monument du génocide et laisse des fleurs (habituellement des oeillets rouges ou des tulipes) autour de la flamme éternelle. Tous les Arméniens dans le monde marquent le génocide de différentes façons, et plusieurs mémoriaux ont été construit dans les communautés arméniennes.
Le prochain article, un petit bilan avec la chronoligie.
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