Les chanceux

Les chanceux
Je dérive un peu du génocide (evidemment pour revenir en force) pour vous montrer des images trop belle.

En commençant par celle-ci. Serj, le généreux chanteur, qui offre des autographes aux chanceux qui en plus de voir le super concert, on vu le talentueux Tankian. Je payerais cher pour être à leur place!
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# Posté le vendredi 23 juin 2006 10:17

le génocide: l'après massacre

En plus des répercussions à court terme, il y en a eu à plus long terme. Voici donc l'après génocide:

Le mandat de réalisation de reconnaître l'Arménie comme un État libre et Indépendant est confié aux États-Unis d'Amérique. À son retour, le Président Woodrow Wilson se heurte à l'opposition d'une majorité de sénateurs américains qui, sous l'impulsion du sénateur Cabot Lodge, refusent l'approbation du Traité de Sèvres (signé le 10 août 1920) qui dit que l'Arménie est libre et indépendante et qui délimite la frontière entre la Turquie et l'Arménie.

Le 15 mars 1921, Talaat pacha, le grand ordonnateur de l'extermination des Arméniens, est abattu d'une balle de revolver dans une rue berlinoise.
Le tireur est arrêté sur les lieux du crime. Il s'agit d'un jeune arménien de 23 ans, Soghomon Tehlirian, survivant du génocide au cours duquel il perdit sa mère et toute sa famille. Il est jugé peu de temps après, le 2 et 3 juin 1921. Le tribunal acquitte Soghomon Tehlirian.


Le pourquoi tout ces articles sur le génocide prendra tout son sens dans le prochain car on parlera de ce à quoi les gars de System of a Down tienne énormement: la reconnaissance du génocide arménien.

# Posté le mardi 20 juin 2006 16:30

Le génocide: Le bilan des massacres

Le génocide: Le bilan des massacres
Les massacres qui ont été fait dans ces années en Arménie on eu différente répercussion. Voici donc les bilans des massacres:

Les faits sont connus dès mai 1915 par les rapports de diplomates neutres et de témoins appartenant aux nombreuses missions, écoles et hôpitaux présents dans l'Empire ottoman. La presse de l'époque, en particulier aux États-Unis et au Canada, se fait l'écho de l'indignation soulevée par ces révélations. Après la guerre, le régime jeune-turc ayant disparu depuis octobre 1918, des procès montrent la réalité des massacres et révèlent l'existence d'une organisation criminelle, l'Organisation spéciale, qui a orchestré les destructions de la population arménienne. Lorsque à la fin de 1916, les observateurs font le bilan de l'anéantissement des Arméniens de Turquie, ils peuvent constater qu'à l'exception de 300 000 Arméniens sauvés par l'avancée russe et de quelque 200 000 habitants de Constantinople et de Smyrne qu'il était difficile de supprimer devant des témoins, il ne persiste plus que des îlots de survie : des femmes et des jeunes filles enlevées, disparues dans le secret des maisons turques ou rééduquées dans les écoles islamiques comme celle que dirige l'apôtre du turquisme Halide Edip ; des enfants regroupés dans des orphelinats pilotes ; quelques miraculés cachés par des voisins ou amis musulmans ; ou, dans des villes du centre, quelques familles épargnées grâce à la fermeté d'un vali ou d'un Kaïmakan. Au total, de 1 200 000 à 1 500 000 victimes.....

Après ces répercussions, dans le prochaine article, je vous présente l'après génocide.

# Posté le dimanche 11 juin 2006 09:58

le génocide: comment? II

le génocide: comment? II
Deuxième partie d'une attrocité qui doit être reconue de tous:

Une dame, elle, se rappelle : (...) Une autre surprise m'attendait. Comme je me disposais à allumer un feu de bois pour apprêter mon pilav en creusant un trou dans la terre, je soulevais une main d'enfant, je reculais saisie d'horreur. Poussant plus loin mes recherches, je découvre dans le sol, fraîchement remué, des cheveux blonds et un fragment d'os frontal. Je m'empresse de recouvrir ces restes du pauvre petit inconnu.
Un spectacle non moins lugubre nous attendait. De pauvres vieilles femmes qui venaient de faire le voyage à pied, allaient les unes après les autres se jeter dans la rivière.
Torturées par la faim et la soif, épuisées, elles avaient pris le parti d'en finir avec la vie. Des Turcs, assis sur la rive, assistaient impassibles à la scène. Je demandais aux gardiens s'ils ne voulaient pas se porter à leur secours. Effrontément, l'un d'eux m'apprend que cette rivière avait déjà englouti quantité de vies humaines. «Un temps viendra, ajouta-t-il, où vous chercherez une rivière pour vous noyer et vous ne la trouverez pas. N'est-il donc pas raisonnable que vous profitiez de l'occasion pour vous libérer le plutôt possible. » Une vieille fut emportée par le courant.
Les autres flottèrent un instant avant de disparaître dans le remous de l'eau. J'en vis une qui lutta un instant contre le courant qui l'entraînait. Visiblement elle faisait des efforts pour se sauver. Le goût de la vie est si doux ! Bientôt après on n'entendait que les murmures du rapide Alys qui gardait dans son sein ses enfants exilés et abandonnés... (...)
Nos ennemis se réjouissent de notre mort dans la croyance que l'arbre est coupé jusque dans sa racine. Ils se trompent dans leurs calculs criminels. Toute notre race est douée d'énergie suffisante, si habituée elle est au malheur qu'elle ne saurait succomber à leurs coups, si durs soient-ils.
Que d'enfants n'avons-nous pas vus vivant dans l'abandon, sous les arbres. L'un d'eux je ne peux l'oublier. Il devait bien avoir cinq ans. A côté, un cadavre encore frais : c'était la mère. A notre vue, il se dressa sur ses pieds. Prenez-moi, s'écria-t-il en nous tendant les bras ; ne me laissez, pas ici. Où est ta maman lui demandons nous. «Là, fit-il, en nous montrant la morte. Elle ne se réveille pas, ne me laissez pas ici. Il y fait trop noir la nuit».
On ne connaîtra jamais le nombre d'enfants abandonnés dans les bois. On les voyait errer sous les arbres dans le silence des solitudes. Quelques-uns paraissaient indifférents à leur sort. Ils nous regardaient passer sans dire mot, comme s'ils avaient toujours vécu ainsi.
Et pour compléter notre horreur, les Turcs, au soir, vinrent choisir les plus belles d'entre nous et les emportèrent à la clarté de la lumière blafarde de la lune qui éclairait de sinistres spectacles.
Il nous était défendu de nous désaltérer. La rivière coulait tout près de nous, mais malheur à celle qui se penchait pour étancher sa soif ! La balle d'un gendarme la terrassait aussitôt. Ce n'est qu'arrivés auprès d'un puits, que les gendarmes consentaient à nous fournir à boire, mais à quelle condition ! ... Ils faisaient descendre d'ignobles torchons dans le puits pour les tremper ; puis ils les pressaient dans une tasse et le contenu était vendu à cinq livres turques.
En échange qu'un Arménien se rende et du désarmement de celui-ci, le gouvernement ottoman n'était pas censé les déportés. Mais de toute façon, ils ont brisé l'arrangement et les ont déportés.


Quel changement ça a apporté? Les bilans seront l'idée principal du prochain article.

# Posté le jeudi 08 juin 2006 17:16

le génocide: comment?

le génocide: comment?
Comment ont-ils exécutés leur attrocité? Lisez bien ceci:

En février 1915, le comité central du parti et des ministres du cabinet de guerre, Talaat et Enver en particulier, mette secrètement au point un plan de destruction qui sera exécuté dans les mois suivants. Il est présenté officiellement comme un transfert de la population arménienne - que le gouvernement accuse de collaborer avec l'ennemi russe - loin du front. En fait, la déportation n'est que le masque qui couvre une opération d'anéantissement de tous les Arméniens de l'Empire. La première mesure est le désarmement des soldats arméniens enrôlés dans l'armée ottomane. Ils sont employés à des travaux de voirie ou de transport et, au cours de l'année 1915, éliminés par petits groupes. La destruction des populations arméniennes est opérée en deux phases successives : de mai à juillet 1915 dans les sept provinces où vivent près d'un million d'Arméniens, et qui sont plus ou moins proches du théâtre de la guerre ; puis à la fin de 1915, dans les autres provinces de l'Empire éloignées du front - ce qui enlève toute vraisemblance à l'accusation de collaboration avec l'ennemi.
· Perquisitions dans les maisons des notables civils et religieux ;
· Arrestation de ces notables ;
· Tortures pour leur faire avouer un prétendu complot et des caches d'armes ;
· Déportation et exécution des prisonniers à proximité de la ville ;
· Publication d'un avis de déportation ;
· Séparation des hommes qui, liés par petits groupes, sont exécutés dans les environs de la ville ;
· Évacuation de la totalité de la population arménienne répartie en convois de femmes, d'enfants et de personnes âgées qui quittent la ville à intervalles réguliers, à pied, avec un maigre bagage ;
· Enlèvement dans le convoi de femmes et d'enfants conduits dans des foyers musulmans ;
· Décimation régulière des convois par les gendarmes chargés de les escorter, des bandes kurdes ou des miliciens recrutés à cette fin.
Seules quelques milliers de personnes survivent à cette déportation. Dans les villages, à l'abri des témoins, tous les Arméniens sont tués, à l'exception de quelques femmes ou enfants enlevés. . Les convois de déportés convergent vers Alep, en Syrie, où une Direction générale de l'installation des tribus et des déportés les répartit selon deux axes : au sud, vers la Syrie, le Liban et la Palestine - une partie survivra ; à l'est, le long de l'Euphrate, où des camps de concentration, véritables mouroirs, sont improvisés. Seuls survivent un tiers des Arméniens : ceux qui habitaient Constantinople et Smyrne, les personnes enlevées, les Arméniens du vilayet de Van, sauvés par l'avance de l'armée russe et quelques 100 000 déportés des camps du sud.

Les hommes sont battus, emprisonnés, barbouillés d'excréments ; les femmes et jeunes filles insultées et déshonorées, arrachées nues de leur lit pendant la nuit; les enfants, ne sont pas épargnés et ces outrages sont proprement les amusements des zaptiés (gendarmes).

Un homme se rappelle :
1° Qu'on l'avait battu jusqu'à briser sur son dos trois solides bâtons et, qu'il s'était évanoui de douleur;
2° Qu'on lui avait rasé les cheveux au sommet de la tête, qu'on y avait fait un trou rond dans lequel une coquille de noix à demi pleine de goudron avait été enfoncée avec une grosse pierre jusqu'à ce qu'elle tînt d'elle-même. Il s'évanouit plusieurs fois et chaque fois on lui rendit les sens au moyen d'alcool ; mais chaque fois la noix était davantage enfoncée dans sa tête;
3° Que pendant une nuit on l'avait pendu par la tête et les jambes entre deux chaînes suspendues;
4° Que pendant, toute une autre nuit on l'avait pendu par le cou, les pieds touchant à peine terre;
5° Que des anneaux de fer rouge avaient été appliqués à ses chevilles et l'avaient grièvement brûlé.


2e partie de comment: une femme se rappelle!

# Posté le lundi 05 juin 2006 17:17