Comment ont-ils exécutés leur attrocité? Lisez bien ceci:
En février 1915, le comité central du parti et des ministres du cabinet de guerre, Talaat et Enver en particulier, mette secrètement au point un plan de destruction qui sera exécuté dans les mois suivants. Il est présenté officiellement comme un transfert de la population arménienne - que le gouvernement accuse de collaborer avec l'ennemi russe - loin du front. En fait, la déportation n'est que le masque qui couvre une opération d'anéantissement de tous les Arméniens de l'Empire. La première mesure est le désarmement des soldats arméniens enrôlés dans l'armée ottomane. Ils sont employés à des travaux de voirie ou de transport et, au cours de l'année 1915, éliminés par petits groupes. La destruction des populations arméniennes est opérée en deux phases successives : de mai à juillet 1915 dans les sept provinces où vivent près d'un million d'Arméniens, et qui sont plus ou moins proches du théâtre de la guerre ; puis à la fin de 1915, dans les autres provinces de l'Empire éloignées du front - ce qui enlève toute vraisemblance à l'accusation de collaboration avec l'ennemi.
· Perquisitions dans les maisons des notables civils et religieux ;
· Arrestation de ces notables ;
· Tortures pour leur faire avouer un prétendu complot et des caches d'armes ;
· Déportation et exécution des prisonniers à proximité de la ville ;
· Publication d'un avis de déportation ;
· Séparation des hommes qui, liés par petits groupes, sont exécutés dans les environs de la ville ;
· Évacuation de la totalité de la population arménienne répartie en convois de femmes, d'enfants et de personnes âgées qui quittent la ville à intervalles réguliers, à pied, avec un maigre bagage ;
· Enlèvement dans le convoi de femmes et d'enfants conduits dans des foyers musulmans ;
· Décimation régulière des convois par les gendarmes chargés de les escorter, des bandes kurdes ou des miliciens recrutés à cette fin.
Seules quelques milliers de personnes survivent à cette déportation. Dans les villages, à l'abri des témoins, tous les Arméniens sont tués, à l'exception de quelques femmes ou enfants enlevés. . Les convois de déportés convergent vers Alep, en Syrie, où une Direction générale de l'installation des tribus et des déportés les répartit selon deux axes : au sud, vers la Syrie, le Liban et la Palestine - une partie survivra ; à l'est, le long de l'Euphrate, où des camps de concentration, véritables mouroirs, sont improvisés. Seuls survivent un tiers des Arméniens : ceux qui habitaient Constantinople et Smyrne, les personnes enlevées, les Arméniens du vilayet de Van, sauvés par l'avance de l'armée russe et quelques 100 000 déportés des camps du sud.
Les hommes sont battus, emprisonnés, barbouillés d'excréments ; les femmes et jeunes filles insultées et déshonorées, arrachées nues de leur lit pendant la nuit; les enfants, ne sont pas épargnés et ces outrages sont proprement les amusements des zaptiés (gendarmes).
Un homme se rappelle :
1° Qu'on l'avait battu jusqu'à briser sur son dos trois solides bâtons et, qu'il s'était évanoui de douleur;
2° Qu'on lui avait rasé les cheveux au sommet de la tête, qu'on y avait fait un trou rond dans lequel une coquille de noix à demi pleine de goudron avait été enfoncée avec une grosse pierre jusqu'à ce qu'elle tînt d'elle-même. Il s'évanouit plusieurs fois et chaque fois on lui rendit les sens au moyen d'alcool ; mais chaque fois la noix était davantage enfoncée dans sa tête;
3° Que pendant une nuit on l'avait pendu par la tête et les jambes entre deux chaînes suspendues;
4° Que pendant, toute une autre nuit on l'avait pendu par le cou, les pieds touchant à peine terre;
5° Que des anneaux de fer rouge avaient été appliqués à ses chevilles et l'avaient grièvement brûlé.
2e partie de comment: une femme se rappelle!